Barf VS Rations Ménagères : exemple de RM

Les viandes : elles sont de nature très différente : plus elles sont riches en collagène (tendons, aponévroses), moins leur valeur alimentaire est bonne. Pour parler de viande de boeuf, on choisira plutôt des morceaux de qualité intermédiaire, tels que le bourguignon ou encore la joue. On peut également utiliser de la viande de cheval. Ces viandes peuvent être données crues ou légèrement poêlées, mais non bouillies. En revanche, la viande de porc doit être bien cuite pour éviter tout risque de contamination parasitaire de l’animal. Les viandes de volaille, quant à elles, supportent tous les types de cuisson. Notons qu’elles se caractérisent par la bonne qualité nutritionnelle de leurs matières grasses. Toutes ces viandes sont pour le chat très carencées en minéraux, tout spécialement en calcium.

Que penser des préparations fraîches ?

Elle sont en général vendues sous le nom de « viande pour animaux ». Sous réserve d’être débarrassées des tendons et aponévroses, elles peuvent être de qualité acceptable, mais restent très souvent riches en matières grasses. Leur usage doit être exceptionnel.

Les abats doivent être utilisés avec modération : le foie en particulier, en raison de sa richesse en vitamine A. Il ne doit pas constituer plus de 10 % de la ration du chat. Le mou est depuis des siècles distribué au chat. Source de protéines de qualité moyenne, il peut convenir de temps en temps à un chat sédentaire puisqu’il est très peu énergétique.

Le poisson et les oeufs : le poisson est également une source de protéines de bonne qualité. Il doit impérativement être vidé et cuit dans la mesure où les viscères peuvent contenir un facteur antagoniste de la vitamine B1, appelé « thiaminase », susceptible d’entraîner des troubles nerveux. L’inconvénient de cette matière première tient évidemment à sa richesse en arêtes, toujours susceptibles de se ficher à quelque niveau de l’appareil digestif. On distingue les poissons gras (plus de 8 % de matières grasses), comme le maquereau, la sardine, le saumon ou le hareng, des poissons maigres (moins de 5 % de matières grasses) comme la morue, le lieu noir, la raie et la daurade, et des poissons intermédiaires tels que la sole, la limande et l’ensemble des poissons plats.

Les oeufs, sous réserve que le blanc d’oeuf soit cuit, ainsi que les produits laitiers constituent des sources de protéines de bonne qualité. Toutefois, il existe de grandes variabilités individuelles dans la digestion du lactose, le sucre du lait. Si le chaton est abondamment pourvu de lactase, enzyme essentielle à la digestion du lait, l’adulte présente parfois une intolérance. Ne contenant pas de lactose, les yaourts, en revanche, sont toujours bien digérés et peuvent contribuer à l’entretien de la flore intestinale. Enfin, les fromages non fermentés sont généralement bien tolérés.

Céréales, légumes et compléments : les céréales apportent l’essentiel de l’énergie sous forme d’amidon. Celui-ci doit être bien cuit pour éviter les fermentations intestinales. Les céréales soufflées pour animaux sont de bonnes sources d’énergie. Le riz doit être très cuit, collant.

Les légumes constituent un apport en fibres intéressant, forment un lest qui dilue l’énergie et accélèrent le transit digestif. Malheureusement, le chat les boude volontiers, aussi convient-il de les mélanger très intimement à la ration. Les pommes de terre ne peuvent être utilisées que sous forme de purée, très bien cuites. Les légumes secs (pois chiches, haricots) sont déconseillés car à l’origine de flatulences.

Les compléments d’équilibre nécessaires à la ration ménagère sont l’huile de table, qui sera choisie parmi ces variétés : soja, pépins de raisin, colza, supérieures pour leur équilibre en acides gras essentiels (oméga 6/oméga 3) aux huiles d’arachide ou d’olive. Enfin, un complément minéral et vitaminé assure une couverture du déficit induit par la ration ménagère, particulièrement en calcium et en vitamines liposolubles.