✅ Nutrition : les besoins énergétiques du Chat

Pour se déplacer, pour maintenir sa température corporelle, pour faire battre son coeur, pour faire fonctionner la machinerie des cellules de l’organisme, le chat a besoin d’énergie. Le chat peut satisfaire ses besoins en énergie à partir des lipides, des glucides et des protéines. Contrairement aux autres espèces, les protéines constituent une source importante d’énergie chez le chat, ce qui explique les besoins importants en protéines dans leur régime.

Les chats sont des carnivores vrais, cela se traduit par les particularités nutritionnelles suivantes :

– besoins importants en protéines,

– certains nutriments essentiels doivent se trouver dans l’aliment :

  • – arginine
  • ,- taurine,
  • – acide arachidonique,
  • – vitamine A,
  • – vitamine D,
  • – niacine ;

– très bonne capacité à digérer les matières grasses,

– capacité limitée à digérer les glucides

De quoi dépendent les besoins énergétiques des chats ?


En situation d’élevage, les besoins énergétiques des chats seront très proches des besoins d’entretien. Différents facteurs peuvent cependant les faire varier :

Facteurs individuels et niveau d’activité : Comme chez les humains, certains chats peuvent avoir des besoins caloriques inférieurs ou supérieurs à la moyenne. Cela explique que les recommandations indiquées sur les emballages ne sont que des points de départ. Les rations doivent ensuite être adaptées de manière à maintenir les chats en condition corporelle optimale.

Influence de la stérilisation : La castration et la stérilisation diminuent les besoins énergétiques des chats de 20 à 30 %. Ceci explique que les chats stérilisés aient tendance à prendre beaucoup de poids. Les mécanismes qui expliquent ce phénomène ne sont pas encore bien compris mais ce changement est directement lié à l’absence des hormones sexuelles.

Il est donc important de rationner les chats qui ont été stérilisés et leur offrir un aliment moins dense en énergie (environ 3 500 kcal/kg pour un aliment sec).

Influence de l’âge : Les besoins énergétiques des chats ont tendance à diminuer jusqu’à l’âge de 10 ans et à remonter ensuite. Il n’est donc pas recommandé de donner systématiquement aux chats âgés des aliments allégés.

Influence du pelage : Les chats à poil long sont mieux équipés pour se préserver du froid. À température extérieure égale, leurs besoins énergétiques seront inférieurs à ceux des chats à poil court ou ceux des chats nus.

Influence du climat : Pour maintenir constante sa température corporelle, le chat devra dépenser plus d’énergie lorsqu’il fait froid. Cette différence n’est significative que pour les chats qui vivent en permanence à l’extérieur.

Influence de la gestation/lactation : Les besoins énergétiques des chattes augmentent peu au début de la gestation, mais en fin de gestation, ils sont 30 à 50 % supérieurs aux besoins d’entretien soit 80 à 100 kcal/kg par jour. Cette augmentation de consommation d’énergie permet en plus de nourrir les foetus et de constituer des réserves de graisses corporelles qui seront très utiles lors de la lactation.

Une augmentation sensible (10 à 20 %) des apports énergétiques pendant les chaleurs (« flushing ») peut avoir un effet favorable sur la fertilité des chattes maigres. Chez des chattes en bonne condition ou obèses, cet apport est non seulement inutile, mais il pourrait être défavorable.

Au cours des 4 premières semaines de lactation, une chatte ne produira pas moins de 5 litres de lait (1/4 litre de lait par jour au pic de lactation). La lactation se caractérise donc par des besoins énergétiques très importants qui peuvent atteindre 4 fois les besoins d’entretien (320 kcal/kg/jour) en fonction du nombre de chatons. Les chattes n’arrivent généralement pas à consommer ces grandes quantités d’énergie et perdent du poids lors de cette période. Il est donc important qu’elles puissent faire des réserves pendant la gestation.

Il est donc recommandé d’offrir des aliments denses en énergie pendant la gestation et la lactation. Pendant cette période la majorité des éleveurs nourrissent leurs chats en libre service. Les chattes en gestation ne devraient pourtant pas avoir gagné plus de 30 % de poids en fin de gestation afin de minimiser les problèmes au cours de la mise bas.

Influence de la croissance : À 10, 20, 30 et 40 semaines, les besoins des chatons sont respectivement 3,5 ; 2 ; 1,5 et 1,2 fois les besoins d’entretien. Comme la capacité des jeunes chatons à utiliser l’amidon comme source d’énergie est très limitée, ils profitent mieux des régimes riches en matières grasses.

Pour satisfaire les besoins des chatons, il est donc important de leur offrir un aliment dense en énergie spécialement formulé pour la croissance.

Quels sont les bons ingrédients et les meilleures sources d’énergie pour le chat ?

Les sources d’énergies : L’énergie métabolisable est la partie de l’énergie de l’aliment dont le chat se sert vraiment. Elle est définie comme l’énergie totale de l’aliment moins l’énergie perdue dans les matières fécales et dans l’urine. Dans ce chapitre les apports et les besoins en énergie sont toujours exprimés en énergie métabolisable (EM). Un gramme de protéine ou de glucide apporte entre 3,5 et 4 kilocalories (kcal) d’énergie métabolisable, alors qu’un gramme de matières grasses apporte entre 8,5 et 9 kcal d’EM. Les matières grasses sont donc de bien meilleures sources d’énergie mais consommées en excès elles peuvent induire prise de poids et obésité. Il est possible d’estimer la densité énergétique d’un aliment à partir de sa composition. Les fabricants d’aliments donnent aussi cette information dans leur documentation technique ou sur demande. En règle générale, 100 g d’aliment sec (=croquettes) contient entre 350 et 430 kcal alors que 100 g de Barf contient entre 180 et 220 kcal d’EM. Un chat devra donc manger 2 fois plus de Barf que de croquettes pour satisfaire ses besoins énergétiques.

Les besoins d’énergie : Les besoins en énergie des chats varient en fonction du stade physiologique (croissance, entretien, gestation, lactation), du statut sexuel (chat castré ou entier), de la température extérieure, du pelage (poils longs, poils courts…), de l’âge et des variations individuelles.

Les besoins d’entretien : Les « besoins énergétiques d’entretien » (BEE) sont les besoins en énergie d’un chat adulte entier à l’entretien, c’est-à-dire à poids corporel constant (ni en gestation ni en lactation) ayant un niveau d’activité modéré et dans des conditions de températures tempérées (15-25 °C). En moyenne les BEE d’un chat à l’entretien varie entre 60 et 70 kcal par kg de poids corporel. Un chat de 4 kg aura donc besoin de 240 à 280 kcal d’EM/jour.

Pour déterminer les quantités d’aliments à distribuer à un chat à l’entretien, il suffit donc de diviser les besoins quotidiens en calories par la densité calorique de l’aliment.

La consommation alimentaire d’un chat dépendra donc de ses besoins énergétiques. Une fois qu’un chat aura consommé les calories dont il a besoin, il devra aussi avoir ingéré tous les autres nutriments (protéines, minéraux, oligo-éléments…). Ceci explique pourquoi les aliments les plus denses en énergie sont aussi plus denses en nutriments. Voilà aussi pourquoi les pourcentages des différents nutriments (protéines, matières grasses…) sont beaucoup plus élevés dans les aliments secs que dans le Barf. En effet, à cause de leur richesse en eau, elles contiennent environ 2 fois moins de calories par gramme.

Pour croître de façon harmonieuse, pour maintenir son poids à l’âge adulte, pour avoir des os solides, pour le bon fonctionnement des différents organes (foie, reins, cerveau, poumons, coeur…), pour avoir une peau saine et un pelage souple et brillant, le chat doit trouver dans son alimentation les nutriments suivants : eau, protéines, matières grasses, glucides, fibres, minéraux (calcium, phosphore…), oligo-éléments et vitamines.

D’un point de vue pratique, voici ce qu’il est important de retenir à propos de ces nutriments.

L'eau
Les protéines
Les matières grasses
Les glucides assimilables
Les fibres alimentaires
Les minéraux
Les oligo-éléments
Les vitamines

L’eau

C’est le nutriment le plus essentiel à la vie. Un chat pourra se passer d’aliments beaucoup plus longtemps que d’eau. Néanmoins, le chat est à l’origine un animal du désert, il est donc capable de conserver son eau et de concentrer ses urines beaucoup plus efficacement que le chien ou l’homme.

Dans des conditions climatiques tempérées, un chat consommera en moyenne 40 à 60 millilitres d’eau par kg de poids et par jour. En cas d’élévation de la température extérieure cette consommation peut être multipliée par 2 ou 3. Il faut donc toujours laisser à la disposition des chats une source d’eau fraîche et la renouveler régulièrement, surtout pendant la saison chaude.

Le chat peut satisfaire ses besoins en eau avec son alimentation ou à partir d’une source d’eau fraîche. Les aliments secs (croquettes) contiennent très peu d’eau (10 %). Cela ne pose aucun problème pour le chat du moment qu’il a libre accès à une source d’eau fraîche. Un chat nourri avec un aliment sec consommera en moyenne 2 fois le poids des croquettes ingérées en eau (par exemple, s’il consomme 60 g de croquettes par jour, il consommera environ 120 g soit 120 millilitres d’eau fraîche). Les boîtes contiennent 80 % d’eau. C’est beaucoup plus d’eau que le chat ne requiert pour satisfaire ses besoins hydriques. Cela explique que les chats nourris avec des boîtes ne consomment que peu ou pas d’eau en plus de celle contenue dans leurs aliments. De plus, ils ont tendance à produire beaucoup plus d’urines et donc à souiller beaucoup plus rapidement leur litière.

Une consommation excessive d’eau peut être le premier signal d’une atteinte rénale ou d’une maladie comme le diabète. Il est donc important de suivre la consommation d’eau des chats surtout si ceux-ci ne semblent pas en bonne forme.

Les protéines

Comparés aux autres espèces, les chats ont des besoins très importants en protéines. En effet, les vrais carnivores comme le chat ne sont pas capables de s’adapter à des régimes réduits en protéines. Une telle adaptation était de toute façon inutile chez des animaux qui consommaient des régimes toujours très riches en protéines comme les proies.

Beaucoup d’aliments pour chiens ne sont pas assez riches en protéines pour satisfaire les besoins importants des chats….avec le Barf, ce problème est résolu.

Le taux de protéines n’est pas le seul marqueur de la qualité protéique d’un aliment. En effet, les protéines sont constituées d’acides aminés dont 10, les acides aminés essentiels, doivent absolument se trouver en bonne proportion dans l’aliment. La valeur biologique est une mesure de la qualité des protéines, elle reflète le bon équilibre des différents acides aminés. La qualité protéique d’un aliment s’obtient par l’association harmonieuse de plusieurs ingrédients d’origine animale et végétale.

Une ration riche en protéines de mauvaise qualité se traduira par des troubles digestifs avec des selles peu ou pas moulées et fort nauséabondes.

Les chats s’illustrent par des besoins particuliers pour 2 acides aminés : l’arginine et la taurine. La consommation d’un régime carencé en arginine se traduit dans les heures qui suivent le repas par des nausées, des vomissements, des troubles nerveux et même le coma. Néanmoins, cette carence est exceptionnelle en pratique car les sources de protéines habituellement utilisées pour nourrir les chats contiennent toute l’arginine dont les chats ont besoin.

Une carence en taurine se traduit par de la cécité, des troubles cardiaques, de faibles performances de reproduction, des portées plus petites et des chatons malingres ou avec des malformations congénitales. Les fabricants d’aliments enrichissent leurs aliments pour chats avec de la taurine afin d’écarter tout risque de carence. Des rations ménagères riches en viandes et abats, contiennent toute la taurine dont les chats ont besoin. Une carence en taurine peut être mise en évidence chez un chat en mesurant sa concentration dans le sang.

Les matières grasses

Les matières grasses assurent 4 fonctions dans l’alimentation des chats :

  1. Ce sont des sources très concentrées en énergie. Comme nous le verrons plus loin, les matières grasses sont les meilleures sources d’énergie pour les chats. Ceux-ci tolèrent très bien et digèrent très efficacement des quantités importantes de lipides dans leur alimentation. Il est d’ailleurs recommandé d’offrir aux chats sensibles qui ont facilement des selles molles ou de la diarrhée des aliments plus riches en matières grasses. Attention, des consommations excessives d’aliments riches en matières grasses peuvent entraîner l’obésité.
  2. Ce sont des sources d’acides gras polyinsaturés ou acides gras essentiels. Ceux-ci sont très importants pour l’intégrité des membranes qui entourent chacune des cellules de l’organisme, pour transmettre l’information entre ces cellules ainsi que pour la souplesse de la peau et la beauté du pelage. Les acides gras insaturés appartiennent à deux familles : la famille des oméga-6 que l’on retrouve dans de nombreuses huiles végétales (huile de maïs, huile de tournesol, huile de bourrache…) et graisses animales (graisse de volaille, saindoux) et la famille des oméga-3 que l’on retrouve dans certaines huiles végétales (huile de soja, huile de colza, huile de lin…) et animales (huiles de poisson). Un aliment pour chat doit apporter ces différentes familles d’acides gras essentiels dans les bonnes proportions.

Les chats ne sont pas capables d’utiliser l’acide linoléique (un des acides gras essentiels) pour le transformer en acide arachidonique. L’acide linoléique se trouve surtout dans les huiles végétales alors que l’acide arachidonique se trouve dans les graisses animales. C’est une autre preuve de la vraie nature carnivore des chats. Une carence en acide arachidonique se traduit par des troubles de la reproduction chez les chats. Elle a été observée en conditions de laboratoire mais jamais chez des chats nourris avec des aliments pour chats que ce soit du Barf ou des croquettes.

  1. Elles facilitent l’absorption des vitamines liposolubles : A, D, E et K.
  2. C’est un facteur important dans l’appétence de l’aliment : les chats préfèrent des aliments plus riches en matières grasses.

Les matières grasses sont très sensibles à l’oxydation (aussi appelée rancissement). Les aliments oxydés ont une odeur de peinture. Les chats refusent généralement de les manger et quand ils les ingèrent, ils peuvent souffrir de vomissements et de diarrhée.

Les glucides assimilables

Les glucides ne sont pas indispensables dans l’alimentation des chats, mais constituent une bonne source d’énergie. La grande majorité des chats tolère très bien l’amidon dans son régime bien qu’ils soient moins bien équipés que les chiens pour le digérer.

Il n’est pas recommandé d’offrir des quantités importantes de sucres (plus de 5 %) dans les rations pour chats. En effet, le chat a des capacités limitées à absorber et à assimiler ceux-ci. Contrairement à une opinion répandue, certains chats perdent rapidement la capacité de digérer le lactose (le sucre du lait) après le sevrage. Des quantités excessives de lait (plus de 20 ml par kg de poids vif) peuvent donc entraîner chez eux des selles molles et de la diarrhée.

Les fibres alimentaires

Les fibres alimentaires sont aussi des glucides mais celles-ci ne peuvent pas être digérées par les chats. Elles jouent néanmoins un rôle très important dans la régulation du transit intestinal, la santé du tube digestif et l’équilibre de la flore intestinale. Les fibres permettent d’améliorer ainsi l’aspect des matières fécales.

On distingue deux types de fibres :

  1. les fibres non-fermentescibles comme celles contenues dans les fibres de maïs, le son de blé, ou qui représentent environ 75 % des fibres de la pulpe de betterave, qui ne peuvent pas être fermentées par les bactéries de l’intestin. Elles sont surtout importantes pour le transit intestinal.
  2. les fibres fermentescibles, qui représentent 25 % des fibres de la pulpe de betterave ou 100 % de la pectine, et qui peuvent être fermentées par la flore intestinale. Elles assurent ainsi l’équilibre de la flore et la santé du côlon (dernière partie de l’intestin).

Les quantités et les proportions de ces deux types de fibres doivent être précisément ajustées dans l’aliment. Des aliments trop pauvres en fibres sont souvent associés à des selles mal formées et à de la diarrhée. Des quantités trop élevées de fibres entraînent une production excessive de matières fécales.

Le taux de cellulose brute (ou fibre brute) qui figure sur les emballages est imposé par les autorités légales mais constitue un indicateur peu fiable du contenu réel en fibres de l’aliment. Le dosage enzymatique des fibres alimentaires est une méthode plus précise mais dont l’utilisation sur les emballages n’est pas encore reconnue légalement.

Les minéraux

Pour la solidité du squelette et des dents, pour le bon fonctionnement des muscles, des cellules et du cerveau, pour l’équilibre en eau de l’organisme, les chats ont besoin de trouver dans leur alimentation du calcium, du phosphore, du magnésium, du sodium, du chlore, du potassium et du soufre.

Un régime ménager à base de viande sans os est carencé en calcium et en phosphore et entraînera une déminéralisation des os et des fractures spontanées chez les chatons en croissance, mais aussi chez les adultes. Si vous utilisez des régimes ménagers, demandez donc conseil à votre vétérinaire.

En cas de diarrhée importante, les chats et surtout les chatons peuvent devenir carencés en sodium, potassium et chlore. Il existe des poudres de réhydratation à mélanger à l’eau de boisson qui contiennent ces éléments et que l’on recommande de distribuer aux animaux diarrhéiques. Demandez conseil à votre vétérinaire.

Des excès de magnésium dans l’alimentation des chats peuvent entraîner la formation de calculs urinaires de struvite, si l’urine n’est pas suffisamment acide (voir syndrome urologique félin). Pour cette raison, les aliments du commerce pour chats contiennent des quantités raisonnables de magnésium.

Les oligo-éléments

Pour le renouvellement des globules rouges, pour le maintien de l’intégrité des cellules, pour le bon fonctionnement de la machinerie cellulaire et donc de tous les organes (foie, reins, cerveau…), pour une peau souple et un pelage brillant, les chats doivent trouver dans leur alimentation du fer, du cuivre, du zinc, du manganèse, du sélénium, de l’iode.

La plupart de ces oligo-éléments se trouvent déjà de façon naturelle et en quantités suffisantes dans les ingrédients que vous donnez au quotidien. Les fabricants de croquettes supplémentent leurs produits avec du fer, cuivre, zinc, manganèse et de l’iode. Il est donc inutile de supplémenter les chats en bonne santé qui reçoivent des aliments du commerce avec des oligo-éléments. Des suppléments sont parfois indiqués avec des rations ménagères. Demandez conseil à votre vétérinaire.

Les oligo-éléments chélatés sont des formes spéciales d’oligo-éléments qui sont absorbés plus facilement par l’animal. Ils sont recommandés chez les chats dont l’assimilation peut être compromise (par exemple : chats âgés, chats malades…).

Quelques rares cas de carence en zinc et en cuivre ont été associés à des aliments de mauvaise qualité. La carence en zinc se traduit par un pelage sec et couvert de pellicules ainsi que par des lésions autour de la bouche et des yeux. La carence en cuivre se traduit par une diminution de l’intensité des couleurs du pelage (le noir devient gris ou roussâtre) et les poils prennent un aspect frisé. Elle est aussi associée à des troubles de la reproduction. Il est préférable de changer d’aliment plutôt que de donner des suppléments à ces régimes.

Les vitamines

Les vitamines sont divisées en 2 familles. Les vitamines solubles dans les matières grasses ou vitamines liposolubles et les vitamines solubles dans l’eau ou vitamines hydrosolubles. Les vitamines A, D, E, K sont liposolubles et les vitamines B et C sont hydrosolubles.

La vitamine A
encore appelée rétinol, est essentielle pour la vue, la peau, le pelage, l’intégrité cellulaire et la reproduction. Contrairement à l’homme et à la plupart des autres espèces animales, le chat est incapable d’utiliser le béta-carotène (provitamine A d’origine végétale) comme source de vitamine A. C’est une autre particularité des vrais carnivores.

La vitamine D
est essentielle pour l’absorption du calcium et l’ossification. Contrairement à l’homme, le chat, de même que le chien, est incapable de synthétiser la vitamine D au niveau de sa peau sous l’influence des rayons UV solaires.

La vitamine E
est essentielle à l’intégrité des cellules. Elle prévient l’oxydation des lipides. Ses besoins sont directement liés à la concentration d’acides gras insaturés de la ration. Des carences ont été associées chez le chat à une inflammation très douloureuse de la graisse de la cavité abdominale. La vitamine E jouerait aussi un rôle important dans le ralentissement du vieillissement. Des compléments sont donc recommandés dans le régime des chats matures et âgés.

La vitamine K
est essentielle pour permettre la coagulation du sang et donc la lutte contre les hémorragies.

Les vitamines B
sont très importantes pour le bon fonctionnement de la machinerie des cellules. Les besoins en vitamines B sont particulièrement élevés chez le chat, notamment en niacine. Des carences en vitamines B se traduisent par un mauvais état général, un vilain pelage et des refus de s’alimenter.

Le chat est capable de synthétiser la vitamine C dans son foie. Ce n’est donc pas une vitamine indispensable dans l’alimentation des chats.

A partir du moment où vous achetez un « aliment complet pour chat », que ce soit de la nourriture crue ou des croquettes, c’est que les fabricants d’aliments pour chats supplémentent leurs régimes avec toutes les vitamines dont les chats ont besoin. Il est donc inutile (voire dangereux pour les vitamines A et D) de donner des compléments vitaminiques chez les chats en bonne santé qui reçoivent des aliments du commerce portant cette mention.

Des chats nourris avec du poisson cru non vidé peuvent développer des carences en vitamine B1 (thiamine). Cette carence se traduit par une incapacité du chat à maintenir sa tête en position normale, une faiblesse musculaire généralisée et un refus de s’alimenter. Une injection de thiamine par un vétérinaire éliminera ces signes en quelques heures.

Un chat nourri avec de grandes quantités de foie peut souffrir d’une intoxication à la vitamine A. Celle-ci se traduit par une ossification de la colonne vertébrale qui perd en conséquence toute sa mobilité. Le chat adopte alors une posture de kangourou.